L’Échangeur est officiellement fondé le 30 juin 2009 par trois passionnés de cinéma et… de mécanique ! Chacun a alors une expérience personnelle et professionnelle de plusieurs années en Afrique de l’Ouest. L’Échangeur accompagne aujourd’hui divers.es auteur.e.s partageant l’envie de faire des films documentaires qui mettent en question notre regard sur le monde.


  • Ateliers d’écriture et résidences documentaires

Africa Dynamo est le projet phare de L’Échangeur à la création de l’association. En partenariat avec des structures cinématographiques localement reconnues, ce projet de sensibilisation environnementale s’est construit autour de résidences documentaires mensuelles au Maroc, Sénégal, Mauritanie et Mali. Africa Dynamo donne lieu à la production de plusieurs courts métrages documentaires et à l’édition d’un DVD de 5 films. L’association entame pour la première fois un travail de diffusion au sein des festivals et du circuit non commercial. Nouakchott P.K. 0, court métrage documentaire réalisé en Mauritanie avec un groupe de jeunes adolescents, remporte 4 prix en festivals internationaux. Il sera, avec Ndar Blues, diffusé par TV5Monde et la RTBF.


  • Production de courts métrages africains

Fort de cette expérience, Julien Fiorentino, membre fondateur, engage L’Echangeur dans un processus de production de films plus régulier, en premier lieu au Mali. Madani Touré, directeur artistique du Collectif Yeta, collectif partenaire d’artistes maliens, développe deux projets de court métrage, Les Braqueurs de dames, tourné en 2011 lors de la résidence malienne d’Africa Dynamo, puis Black Charpentier, tourné en France pendant le coup d’État de 2012 au Mali. Disposant de moyens modestes, L’Échangeur diffuse certaines de ses réalisations courtes en ligne sur chaîne Africa Dynamo. Dans ce travail artisanal, L’Échangeur a bénéficié des conseils avisés du producteur Jean-Christophe Soulageon, de la société Les Films Sauvages (Les Petits cailloux, La Jeune fille sans mains…), qui permet à la structure de se professionnaliser au fur et à mesure.


  • Production et coproduction de films documentaires

En 2013, L’Échangeur franchit un pas en signant avec Les Films Sauvages la coproduction de Bamako année 0, un documentaire de 55’ tourné pendant le conflit qui éclate le 9 janvier 2013 au Mali. L’Échangeur montre sa capacité à prendre en charge dans des conditions délicates le tournage de films professionnels diffusés en festival, à la TV, en DVD ou en ligne. L’Échangeur se reconnaît comme un outil de production indépendante à part entière et obtient les visas pour certains de ses films en fonction des exploitations. Ce travail, conçu comme une forme de production équitable, évolue avec la prise en charge de projets extérieurs à l’association pour leur coproduction et leur diffusion. En 2014, L’Échangeur achève la postproduction de Bintou Wéré, 3ème court métrage de Chanana Madani Touré, puis s’engage dans la coproduction de Barakeden (57’) d’Adeline Gonin, sur les conditions de vie et de lutte des jeunes aides ménagères maliennes, et Action Afrique Verte, fiction courte et grinçante d’Eric Rivot sur l’écologie au Mali. En 2015, Bamako année 0 (2 prix) est soutenu par Images en Bibliothèque à l’occasion du Mois du film documentaire. En 2016, les principaux films produits par L’Echangeur sont inscrits au catalogue de l’Agence du Court Métrage. Ne pas perdre le Nord, réalisé par Antoine Chesné, est achevé en 2016.

Ce travail se poursuit avec le développement de plusieurs projets documentaires, dont GAO, la résistance d’un peuple, de Kassim Sanogo, qui obtient la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM en 2017 et Foyer, doux foyer, d’Adeline Gonin, soutenu par le Fonds Images de la diversité et finalement achevé fin 2021 sous le titre Dans la chambre de Boubou.


  • Direction de production

Julien Fiorentino, 40 ans

Historien de formation et titulaire d’un Master gestion de projet audiovisuel, Julien Fiorentino est le producteur en charge des films de L’Echangeur.

En 2005, il cofonde le cinéma itinérant Kinodrom qui parcourt les villes et campagnes d’Europe de l’Est, de Budapest à Sarajevo en passant par Istanbul.

En 2006, il devient coordinateur du Parcours Culturel d’Insertion au sein du SPIP 94, le service pénitentiaire en charge de la réinsertion des personnes détenues en Val de Marne : il travaille 2 ans à la maison d’arrêt de Fresnes, en collaboration avec les institutions (dispositif agréé FSE/DRAC/DAP) et en partenariat avec 25 lieux culturels franciliens (Louvre, MAC-VAL, BPI, Théâtres d’Ivry…).

En 2008, il part travailler au Mali en tant que VSI au Cinéma Numérique Ambulant (réseau CNA, 1er diffuseur cinématographique en Afrique de l’Ouest). Il coordonne plusieurs tournées nationales de diffusion (dont 450 projections au sud du pays : UNICEF contre l’excision ; et 500 projections au nord du pays : ONU/HCNLS prévention sida…), coréalise et produit plusieurs films de sensibilisation, dont une série de courts métrages contre l’excision pour l’UNICEF (série Nsere, 6×6′, 2009).

De retour en France, après plusieurs années de travail sur les problématiques de réinsertion par la culture en milieu carcéral, il réalise Avenue de la liberté (2011, 52’) son premier film, produit par Les Films Sauvages.

En 2011, il développe Africa Dynamo avec Stanislas Duhau, un projet de résidences documentaires qui ont lieu dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, en partenariat avec des acteurs culturels régionaux. Africa Dynamo aboutit notamment à la production de plusieurs courts métrages, dont Nouakchott P.K. 0 (5 prix en festivals), puis en 2013 à la coréalisation de Bamako année 0 (2 prix) avec Stanislas Duhau et Chanana Madani Touré qui signe la musique originale du film, enregistrée à Bamako.

A partir de 2015, Julien Fiorentino se consacre à la production de films documentaires en Afrique de l’Ouest avec L’Echangeur. Il coproduit et distribue notamment Barakeden, les petites bonnes de Bamako, réalisé par Adeline Gonin, puis finance et organise une tournée nationale du film en soutien à la lutte en faveur de l’accès aux droits des aides ménagères en 2016 au Mali.

En 2017, le projet d’Adeline Gonin La Chambre aux trois histoires bénéficie de la résidence d’écriture de scénario de la Région Île-de-France. La réalisatrice et son producteur sont sélectionnés aux Rencontres d’août des Etats généraux du film documentaire.

En 2018, il rend possible l’achèvement de GAO, la résistance d’un peuple, écrit et réalisé par Kassim Sanogo : le film est présenté à Gao puis Bamako à l’occasion de la sortie au Mali en 2019. Sélectionné au Festival Jean Rouch, il obtient le prix du meilleur documentaire au FESTIC à Ouagadougou. En 2020, MALI, voyage au coeur de l’échec, réalisé par Ousmane Samassekou, est diffusé sur ARTE.

Fin 2021, Julien achève la production de deux nouveaux films : L’Or ou l’argent et Dans la chambre de Boubou. Sortie prévue en 2022 !


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